Exemples de campagnes prônant l’autodiscipline

L’autodisciple est de rigueur chez les publicitaires. Ils ne peuvent pas s’adresser « comme ils le veulent » « quand ils le veulent » « à tous les publics de la même façon ».

L’ARPP défend auprès des professionnels la nécessité d’instorer l’autodiscipline dans la création de campagnes de publicité. Ceci se fait à travers le respect de divers principes déontologiques. Pour cela, elle met notamment en place chaque année une campagne de publicité afin d’encourager un tel comportement.

Voici l’exemple de ses deux campagnes télévisées 2009 :

Source : www.arpp-pub.org

Publicités

Nouvelle recommandation comportements alimentaires

Le Conseil d’Administration de l’ARPP a validé les nouvelles règles de déontologie relatives à l’évocation ou à la représentation de comportements alimentaires dans la publicité, complémentaires de la « Charte pour promouvoir une alimentation et une activité physique favorables à la santé dans les programmes et les publicités diffusés à la télévision », signée en février 2009 avec Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports, et Christine Albanel, alors Ministre de la Culture et de la Communication.

En amont, un avis du Conseil Paritaire de la Publicité (CPP) recommandait de ne plus limiter les règles déontologiques concernant les comportements alimentaires au seul jeune public. Ce dernier a été prise en compte. Elles s’appliquent donc, désormais, « à l’ensemble des publicités représentant des comportements alimentaires, quelles que soient les personnes représentées, et quel que soit le public« .

Des nouvelles règles spécifiques pour les publicités mettant en scène des enfants et/ou s’adressant aux enfants. Certaines règles présentées dans ce nouveau texte, s’appliquent exclusivement aux publicités mettant en scène des enfants et/ou s’adressant aux enfants. Ainsi, l’association de performances à l’humour ou à un univers imaginaire doit être utilisée avec précaution afin de ne pas laisser penser aux enfants que la prise d’un aliment puisse produire des effets de nature à modifier leur vie quotidienne.

Ceci marque alors le souci de responsabilité des professionnels de la publicité et l’importance même de l’autorégulation. Elle prend également en compte le caractère d’exemplarité que peut avoir, pour des enfants, une scène représentant des adultes.

Cette nouvelle recommandation Comportements alimentaires fut adoptée par le Conseil d’Administration de l’ARPP le 30 septembre 2009 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2010, afin de laisser aux Annonceurs et Agences le temps de modifier leurs campagnes publicitaires

Source : www.arpp-pub.org

La télévision et le développement de l’enfant

L’enfant âgé de 10 ans et plus

Il ne faut pas négliger l’accompagnement des enfants de plus de 10 ans. Entre 10 et 12 ans, l’enfant commence à vouloir accéder de manière plus autonome aux images.

Il veut diversifier les programmes qu’il regarde, continuer à regarder des programmes jeunesse mais également des programmes tous publics, ainsi que ceux déconseillés aux moins de 10 ans. Il est donc important de l’accompagner dans le choix de ces programmes, de lui apprendre à sélectionner ceux qui lui conviennent en devenant ainsi un téléspectateur actif.

De plus, à l’adolescence, il souhaite supporter certains contenus violents, même s’il n’en est pas réellement capable. Il est alors important de dialoguer sur ce qu’ils regardent ou écoutent et de leur apprendre à choisir ce qui correspond à leurs goûts et à leur sensibilité.

Sources : Dr Claude Allard et Cécile Dollé, Qu’est-ce qu’il y a à la télé ? ; www.csa.fr

La télévision et le développement de l’enfant

L’enfant âgé entre 6 et 10 ans

« Après 7 ans, il commence à prendre du recul. […] Il peut donner sens à ce qu’il voit, le relier à son contexte et donc prendre de la distance par rapport à l’effet immédiat de l’image »

Entre 6 et 10 ans, la pensée de l’enfant se construit et lui permet de faire le lien entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Dès 6 ans par exemple, l’enfant commence à analyser, à comprendre.

Il commence à avoir une certaine expérience des images et peut les commenter. Il pourrait également vouloir montrer qu’il est capable d’imiter ce qu’il a vu.

D’où la nécessité de lui expliquer qu’il ne doit pas reproduire ce qu’il voit à la télévision et de respecter sa sensibilité de jeune enfant en privilégiant le visionnage de programmes pour la jeunesse. Ceci est une des explications de l’attention portée particulièrement au contenu des publicités diffusées entre les programmes « jeunesse », de celles comportant des enfants ou encore des publicités de produits à destination des enfants.

Sources : Dr Claude Allard et Cécile Dollé, Qu’est-ce qu’il y a à la télé ?

La télévision et le développement de l’enfant

L’enfant âgé entre 3 et 6 ans

« À partir de 3 ans, l’enfant est capable de suivre un film ou une émission qui l’intéresse. […] Il croit tout ce qu’on lui montre ou ce qu’on lui raconte. Il est d’abord crédule et il lui faut du temps pour parvenir à faire la part du vrai et du faux. »

L’enfant âgé de 3 à 6 ans réagit avec sa sensibilité. Dans cette période où son langage se développe et où il gagne en autonomie et en expériences en prenant des initiatives et en devenant plus actif, il est important de sélectionner les programmes qu’il visionne et d’en limiter la durée. Parmi ses différentes expériences, celle des images est importante car il construit à cet âge sa sensibilité. Selon ces différentes expériences, il deviendra confiant et offensif ou, au contraire, craintif et défensif.

De plus, l’enfant n’a pas de recul par rapport aux images et ne percevra donc pas la différence par exemple entre une publicité et un programme ou encore entre la fiction et la réalité.

Il considèrera comme réelles les images effrayantes qu’il aura vues, sans avoir les mots pour exprimer ce qu’il ressent. D’où la nécessité d’exercer une vigilance particulière et de dialoguer avec lui.

Sources : Dr Claude Allard et Cécile Dollé, Qu’est-ce qu’il y a à la télé ? ; www.csa.fr

La télévision et le développement de l’enfant

L’enfant de moins de 3 ans

« Le bébé ne comprend pas, il ressent ! Un peu comme une éponge, il absorbe et s’imprègne de tout ce qui l’entoure. ».

Le développement d’un jeune enfant passe par la motricité et la capacité à interagir avec les adultes qui l’entourent et avec les objets qu’il rencontre. Il existe plusieurs étapes dans le développement de l’enfant de moins de trois ans :

Le bébé est d’abord attiré par tout ce qui bouge puis il découvre qu’il peut agir sur son environnement et, dès que sa motricité le lui permet, il désigne les choses et les touche. A partir de neuf mois, le bébé imite sans comprendre ce qu’il voit. Vers un an et demi ou deux ans, il met des mots sur les choses et comprend des expressions de base.

Pour développer ses capacités, l’enfant doit utiliser activement ses cinq sens en s’appuyant notamment sur la relation avec un adulte qui répond à ses sollicitations. Il a besoin, pour se développer, de se percevoir comme pouvant transformer le monde, ce qu’il fait par exemple quand il manipule des objets autour de lui.

L’exposition passive à des images diffusées sur un écran ne favorise pas ce type d’interaction et peut au contraire freiner le développement du tout-petit enfant. En effet, un très jeune enfant exposé à la télévision reçoit un flux d’images et de sons qu’il ne comprend pas et qui peuvent entraver son développement. Le regard du bébé est capté par l’écran et l’effet calmant qui s’en suit peut donner l’illusion d’un effet positif. Or, au calme de l’enfant capté par l’image va souvent suivre une agitation, mal comprise pouvant paradoxalement amener les parents à augmenter la consommation de télévision.

Sources : Dr Claude Allard et Cécile Dollé, Qu’est-ce qu’il y a à la télé ? 

 

Adapter la consommation télévisée à l’âge de l’enfant : une nécéssité

Comme nous l’avons vu dans un précédent article, le CSA a lancé une nouvelle campagne visant les parents d’enfants de – de 3ans prônant l’idée que la télévision n’est pas adaptée à de si jeunes enfants.

Pour cela, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel s’est basé sur une étude psychologique qui montre qu’avant trois ans, l’enfant se construit en agissant, alors que la télévision risque de l’enfermer dans un statut de spectateur à un moment où il doit apprendre à devenir acteur du monde qui l’entoure.

En revanche, après trois ans, le fait de regarder des émissions adaptées à vocation éducative, avec l’accord des parents, peut stimuler certaines capacités de l’enfant comme la mémoire ou la reconnaissance des lettres de l’alphabet.

Selon les professionnels, les enfants de – de 8 ans ne peuvent regarder que les programmes leurs étant destinés.

La durée et le mode de consommation de la télévision, ainsi que le type de programme et les horaires de visionnage doivent également être adaptés à l’âge de l’enfant. Par exemple, le visionnage de 10 minutes de programmes représente déjà un temps de concentration élevé pour un tout-petit. Entre 3 et 6 ans, il est conseillé de privilégier des sessions courtes de visionnage, avec la possibilité de revoir plusieurs fois le même programme afin de comprendre l’action et les intentions des personnages, ce que ne permet pas le fait de « zapper » entre plusieurs émissions.

Et surtout, il est conseillé de respecter le travail scrupuleusement effectué par le CSA concernant les signaux de protection

La signalétique jeunesse est là pour permettre aux adultes d’adapter les programmes à l’âge des enfants. Il est nécessaire de comprendre l’importance de la signalétique pour éviter tout risque de choc voire de traumastime par rapport à un programme qui ne leur aurait pas été destiné.

Source : Site internet du CSA (www.csa.fr)